Les médecins et chirurgiens ont l’habitude de faire une prescription de suites de soin respectant certains protocoles. Pour autant, les infirmiers libéraux savent parfaitement quel pansement est le mieux indiqué en termes de forme, de taille et parfois selon le type d’adhérence requise. Depuis 2012, la prescription infirmière inclut le choix des pansements.

Dans le cas d’une plaie sèche 

Le pansement hydrogel va permettre à la fois une absorption et une hydratation de la plaie. À utiliser pour déterger la fibrine sèche et la nécrose. Pour faciliter son retrait, ce type de pansement est hydrophobe.

 

Les pansements tulles imprégnés de vaseline adhèrent peu à peu à la plaie, rendant la dépose délicate et douloureuse. Les interfaces réduisent les douleurs au retrait des pansements.

 

Les pansements à l’acide hyaluronique, naturellement contenu dans le derme et les tissus conjonctifs, existent sous forme de compresses, de crèmes ou de sprays.

 

Les pansements hydrocolloïdes contiennent des polymères absorbants et existent sous forme de plaques adhésives, de poudres ou de pâtes.

 

 

Dans le cas d’une plaie exsudative 

Les pansements hydrofibres composés de fibres se transforment en gel absorbant au contact de l’exsudat. On les trouve sous forme de compresses et de mèches. Ils absorbent jusqu’à 30 fois leur poids.

Les alginates sont hémostatiques et avec une très grande capacité d’absorption. On les utilise sur des plaies hémorragiques. Ils absorbent jusqu’à 15 fois leur poids.

 

Le pansement hydrocellulaire absorbe le liquide sans dessécher la plaie. On le trouve aux formes anatomiques (talon, sacrum) ou adaptées au remplissage des plaies cavitaires. Il a un pouvoir absorbant de longue durée.

 

Pour les plaies très exsudatives, on choisit des pansements ultra-absorbants. Ils sont particulièrement adaptés aux écoulements et s’alourdissent à mesure qu’ils absorbent du fluide.

 

 

Les propriétés complémentaires 

Les pansements au charbon actif absorbent les mauvaises odeurs des plaies et se présentent sous forme de compresses ou de plaques. Particulièrement indiqué pour les plaies cancéreuses.

Les pansements à l’argent sont utilisés pour leurs propriétés antibactériennes et particulièrement indiqués pour les traitements d’ulcères inflammatoires.

 

Un pansement monocouche a une absorption latéralisée, tandis qu’en multicouche, l’exsudat traversera les couches. L’absorption est verticalisée. Bien choisir son pansement absorbant selon son indice d’absorption (Ka).

Les germes contribuent à la cicatrisation. Il faut veiller à ne pas provoquer de déséquilibre avec des antiseptiques ou antibiotiques locaux. Le pansement ne doit pas générer de douleur durant la journée même si certaines parties du soin peuvent être désagréables, voire douloureuses. Éviter de changer fréquemment un protocole de pansement au risque de provoquer un risque d’allergie ou d’intolérance.

L’infirmier veille à améliorer le confort du patient. Le soin peut également s’accompagner d’une compression (ex : ulcère veineux), d’une décharge (ex : pied diabétique).

 

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+ d’infos  https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2009-01/pansements_synthese_rapport.pdf

 

 

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