La cessation d’activité de l’infirmier(ère) libéral(e) (IDEL)

 

Check-list et démarches à anticiper

Ce document reprend et organise, par thématique, les démarches à effectuer lors de la cessation d’activité d’un(e) infirmier(ère) diplômé(e) d’État exerçant en libéral (IDEL). Il a vocation à servir de fil conducteur ; certains points méritent d’être confirmés au cas par cas avec les organismes concernés ou un conseil (expert-comptable, Ordre, avocat).

1. Démarches déclaratives et administratives

  • Déclarer la cessation d’activité auprès de l’URSSAF.
  • Prévenir la CPAM du rattachement de la date de fin du conventionnement (attention, il y a des dates à respecter en fonction du zonage dans lequel vous exercez)
  • Prévenir le Conseil de l’Ordre (ONI – Ordre National des Infirmiers).
  • Statuer sur le mode d’exercice pendant la période de transition : salarié, mixte ou retraite ; le préciser à l’Ordre.
  • Si un(e) remplaçant(e) est en cours de contrat : organiser la fin du remplacement et effectuer la déclaration correspondante (Ordre et URSSAF).
  • Prévenir la CARPIMKO (caisse de retraite et de prévoyance) et anticiper le calcul des cotisations, généralement régularisées sur un trimestre complet d’activité.

2. Volet comptable et financier

  • De préférence, la cessation d’activité libérale doit intervenir à la fin d’un trimestre civil complet.
  • Laisser le compte bancaire professionnel ouvert le temps d’encaisser les derniers paiements et de régler les dernières charges.
  • Faire arrêter la comptabilité « à l’année échue » avec l’expert-comptable (clôture de l’exercice).
  • Provisionner un fonds pour couvrir les régularisations URSSAF / CARPIMKO, souvent calculées avec un décalage sur les revenus antérieurs.

3. Assurances

  • Assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) : vérifier les conditions de résiliation et l’éventuelle garantie subséquente après cessation.
  • Assurance automobile professionnelle.
  • Assurance prévoyance : à vérifier au cas par cas (maintien ou résiliation selon la couverture souhaitée après la cessation).

4. Bail, matériel et location

  • Donner congé du bail du cabinet dans le respect du délai de préavis.
  • Identifier les contrats de location en cours et donner congé selon leurs préavis respectifs, notamment ceux couvrant :
    • Le matériel du cabinet ;
    • Le ou les véhicule(s) professionnel(s).
    • Loyer du cabinet
    • Logiciel métier et lecteurs (location et contrat en cours)

5. Statut et association

  • Si l’exercice se fait en société ou association (SCM, SCP, société d’exercice…) : clarifier le statut de sortie de l’associé (cession de parts, modalités de retrait) selon les statuts en vigueur.

6. Continuité des soins et patientèle

  • Informer la patientèle suffisamment à l’avance de la cessation d’activité.
  • Assurer la continuité des soins et la transmission des ordonnances en cours.
  • Orienter les patients vers :
    • un autre cabinet ;
    • ou un(e) confrère/consœur successeur(e).

 

Check-list récapitulative

Action

Fait
Déclarer la cessation d’activité à l’URSSAF
Prévenir la CPAM
Prévenir le Conseil de l’Ordre (ONI)
Statuer sur le devenir du remplaçant (le cas échéant) et faire la déclaration correspondante
Prévenir la CARPIMKO / URSSAF et anticiper la régularisation des cotisations
Laisser le compte bancaire professionnel ouvert
Faire arrêter la comptabilité à l’année échue avec l’expert-comptable
Provisionner un fonds pour les régularisations URSSAF / CARPIMKO
Faire le point sur les contrats d’assurance (RCP, automobile, prévoyance)
Donner congé du bail du cabinet dans le respect du préavis
Résilier ou transférer les contrats de location (matériel du cabinet, véhicule)
Clarifier le statut de sortie si exercice en association / société
Informer la patientèle suffisamment à l’avance
Organiser la continuité des soins (autre cabinet ou successeur)

Mis à jour le 10 juillet 2026

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