Les brûlures peuvent être chimiques, électriques, thermiques ou provoquées par une radiation. En France, sur les 30.000 cas identifiés, 3.000 patients sont hospitalisés en raison de la gravité des lésions. Elles sont habituellement classées par palier, le plus faible étant le 1er degré (touchant l’épiderme) et le plus sérieux, le 3e degré (atteinte de l’hypoderme).

Cependant, au-delà de l’intensité, l’étendue, la partie du corps touchée et l’âge du patient entrent dans les critères de prise en charge.

 

Dans le cas d’une brûlure au premier degré

Très souvent qualifiée de brûlure domestique (four, casserole, lisseur à cheveux, fer à repasser, etc.), il s’agit d’une brûlure superficielle de l’épiderme, sans cloque.

Appliquez la règle des « 3 x 15 » :

en plaçant la zone sous une eau froide à 15°, à 15 cm du robinet, pendant 15 min. Ce geste permet de soulager la douleur ressentie et évite la propagation de la brûlure.

Dans le cas d’un fort coup de soleil, une fois la zone rafraîchie, appliquer un baume et surveiller les éventuels maux de tête et vomissements pouvant survenir.

Caractéristiques cliniques : peau rouge, chaude et très douloureuse, hémorragique à la scarification. La guérison se fait naturellement en quelques jours, sans cicatrice.

 

 

Dans le cas d’une brûlure au second degré 

Les brûlures profondes ou intermédiaires, qui s’accompagnent de cloques, sont qualifiées de second degré. La membrane basale est détruite. La vérification de la vaccination antitétanique est demandée.

Caractéristiques cliniques : la peau est blanchâtre, peu douloureuse, peu hémorragique à la scarification. La cicatrisation est obtenue sous 2 à 3 semaines, avec un pansement gras, si la plaie est superficielle. Il peut rester des traces disgracieuses.

Si elle est profonde, il faut enlever la partie brûlée pour éviter la nécrose et la surinfection pouvant se développer dès la 6e heure. Un pansement absorbant peut être nécessaire pour favoriser une atmosphère humide tout en absorbant les exsudats. En préventif, le médecin peut prescrire des bains, une solution antiseptique, un complément en cuivre, sélénium et zinc, des pansements stériles.

 

 

Dans le cas d’une brûlure au troisième degré 

En cas d’atteinte de l’hypoderme, l’épidermisation naturelle n’est plus possible. La partie brûlée doit être excisée. Lorsque cela est possible, le patient aura recours à une greffe dans un second temps. Le visage, la zone thoracique et du cou sont plus préoccupants.

Caractéristiques cliniques : la partie touchée peut avoir subi une carbonisation et prendre une couleur brunâtre. La peau est insensible et cartonnée, de couleur blanche. Un œdème peut survenir rapidement et nécessiter une incision de décharge pratiquée par le médecin.

Le patient est transporté dans les services hospitaliers pour grands brûlés où il recevra les soins chirurgicaux, médicaux, infirmiers nécessaires. La cicatrisation est liée à la gravité de la brûlure et peut durer plusieurs mois, avant la mise en place d’une rééducation.

Aujourd’hui, certains cas brûlés à plus de 80 % de la surface du corps obtiennent une couverture cutanée. Le geste chirurgical et la recherche autour du pansement évoluent afin de permettre un retour à la vie sociale moins discriminant.

 

#brulures

 

+ d’infos https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/enseignement/gericco/quel_pansement_pour_quelle_plaie-gericco2010.pdf

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