Le bore-out (ennui) professionnel est moins pris au sérieux que le burn-out (épuisement). Et pourtant les conséquences peuvent être tout aussi dramatiques pour celui qui en souffre. La profession médicale et l’exercice libéral ne garantissent pas pour autant que les infirmiers soient épargnés.

Savoir reconnaître les causes du bore-out

Généralement, les causes se regroupent ainsi :

  • Des tâches répétitives qui entraînent une certaine monotonie, une absence de surprise.
  • La surqualification par rapport aux missions confiées génère une dévalorisation du sujet.
  • Une mauvaise répartition de travail sur une longue période ou au sein d’une organisation n’est pas propice à la réclamation dans un contexte difficile d’emploi.
  • Le manque d’évolution, le sentiment de plafonner empêchent le sujet d’envisager des jours meilleurs.

Ces causes ne provoquent pas les mêmes effets sur chacun. L’histoire personnelle, la situation familiale font basculer certains professionnels dans une lente et durable dépression. Effectivement, il est compliqué d’avouer s’ennuyer au travail au risque de paraître paresseux, voire inutile. Dans une société qui encourage le dépassement de soi, comment bien vivre l’absence de tâches ou de responsabilités signifiantes ?

Identifier les symptômes du bore-out

La frustration provoque la rumination et l’insatisfaction. La tristesse d’un visage isole et interroge. Alors on se demande pourquoi le collègue a de telles sautes d’humeur. La baisse d’entrain et d’énergie, la propension à la procrastination augmentent la démotivation. Parallèlement, certaines personnes développent une réelle stratégie pour masquer le manque d’activité. Elles donnent l’impression d’être pressées, déjeunent à leur poste de travail, partent en dernier. Leur espace de travail est volontairement encombré. Le conflit moral et le sentiment de duplicité accentuent la perte d’estime de soi. Face au vide professionnel, le sujet se retrouve avec une grande souffrance qu’il ne peut pas partager.

Cette accumulation peut engendrer d’importants troubles alimentaires, une dépendance à l’alcool ou aux médicaments, un sommeil chaotique.

Sur le plan médical, se développent des ulcères, des maladies de peau, des risques cardiovasculaires accrus et des comportements suicidaires plus fréquents.

Sortir du bore-out 

Retrouver du sens à ce que l’on fait est le meilleur moyen de rompre le cercle infernal.

En libéral, une pause de formation permet de développer une compétence, de revoir une pratique, de s’orienter vers une spécialisation.

S’inscrire dans une organisation, une association satellite à l’activité pour aller à la rencontre de nouvelles personnes qui ont d’autres attentes, d’autres envies, d’autres besoins.

Certains professionnels de santé décident de sortir de leur zone de confort, de faire un remplacement dans un secteur différent, d’accompagner une ONG, pour retrouver le socle des fondamentaux qui a amené le choix de ce métier.

 

 

#BOREOUT

 

+ d’infos http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=TC%20153

 

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